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L’Épilepsie: des crises au niveau des culs-de-sac du cerveau

Date: 07/06/2011

L’épilepsie reste l’un des troubles les plus courants et les plus importants de notre ère. Elle peut être traitée ou contrôlée par des médicaments. Malheureusement, les crises d’épilepsie sont souvent confondues avec des troubles psychologiques, ce qui retarde leur diagnostic.

Même si l’épilepsie touche 1% de la population mondiale, seulement les ¾ des cas d’épilepsie sont diagnostiqués. Le quart restant reste sans un traitement qui l’aiderait à maintenir une vie sociale, ou ignore qu’il est épileptique et vit avec les symptômes.

Alors, qu’est-ce que l’épilepsie? Quels sont ses symptômes et ses conséquences ? Et plus important encore, peut-elle être traitée? Türker Şahiner, MD, Professeur de Neurologie au Centre Médical Anadolu, a répondu à nos questions.

Un excès d’activité neuronale au niveau du cerveau


L’épilepsie est un trouble neurologique chronique fréquent, caractérisé par des crises. Ces crises sont déclenchées par des décharges anormales au niveau du cerveau. Selon la zone du cerveau qui produit les décharges, les caractéristiques des crises changent. Par exemple, s’il s’agit d’une zone liée au mouvement, le patient tombe et tremble tandis que si c’est un centre lié à la vision, le patient hallucine. Türker Şahiner, MD, affirme que les crises ont de nombreuses manifestations.

D’autre part, il existe des patients qui n’ont pas de symptômes bien définis, mais leurs crises sont sources de problèmes psychiatriques. Certains patients ne perdent pas conscience pendant la crise mais ils sont introvertis, ils sortent et se promènent. Aucun de leurs actes n’est enregistré par le cerveau et le patient n’en a donc aucun souvenir.

La forme d’épilepsie la plus fréquente est « l’épilepsie du lobe temporal » où les crises récurrentes proviennent d’un ou des deux lobes temporaux du cerveau. Le patient s’évanouit rarement ; en revanche, il éprouve un sentiment bizarre venant de l’estomac. Souvent, il est accompagné par un flux de sensations. Le patient est distrait et ne répond pas aux questions. Puisqu’il est pas complètement conscient durant ce temps, il ne se rappelle que partiellement de la crise. C’est plus fréquent chez les personnes âgées de 10 à 30 ans. Les changements hormonaux ont lieu plus fréquemment à ces âges. L’épilepsie peut être congénitale ou suite à des traumatismes.

Diagnostic et traitement
Türker Şahiner, MD résume les étapes du diagnostic comme suit : «Nous effectuons certains tests et enregistrons un vidéo-EEG. Heureusement, le Centre Médical Anadolu possède un laboratoire d’EEG de pointe. Nous pouvons enregistrer en permanence l’activité électrique spontanée du cerveau pendant 24 ou 48 heures, voire même un mois si nécessaire. Ces observations nous apportent des indices importants quant au type et la fréquence des crises. Grâce à l’EEG, nous pouvons également dire si les crises sont résistantes ou pas. »

La chirurgie de l’épilepsie
En Turquie, environ 1 000 interventions ont été effectuées à ce jour. Elles nécessitent un travail d’équipe rigoureux, et ne peuvent donc être effectuées partout. L’équipe se compose de neurologues, neurochirurgiens, radiologues, psychiatres, psychologues et spécialistes de services sociaux. Il y a environ 300 000 patients en Turquie qui bénéficient d’un traitement médicamenteux. Türker Şahiner, MD, indique que la plupart des patients préfèrent la chirurgie plutôt que des médicaments. Il ajoute que la chirurgie devrait être utilisée en dernier recours.

Une autre méthode de traitement serait « la stimulation du nerf vague ». Ce système permet de stimuler le nerf vague sans avoir recours à la chirurgie. Un générateur est implanté sur la poitrine et connecté ensuite au nerf vague au niveau du cou. Après implantation, le générateur envoie des impulsions électriques à intervalles réguliers au nerf vague, ce qui réduit la fréquence des crises. Aujourd’hui, 300 patients environ sont traités par cette technique.

Inutile de dire qu’en plus des méthodes de traitement, il existe certaines précautions que les patients doivent prendre. Par exemple, s’ils mangent quelque chose qui déclenche des crises; ils doivent collaborer avec leurs médecins pour l’éviter.

« Bien entendu, il y a des règles que les patients épileptiques doivent respecter », dit Türker Şahiner, MD, qui ajoute, « mais elles sont définies par la relation qui été établie entre le patient et son médecin ».

 

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