Hémorroïdes internes : symptômes, degrés et traitements

Maladies· Chirurgie générale· Publié le : 21.08.2026· 7 min de lecture

Hémorroïdes internes : symptômes, degrés et traitements
En bref — l’essentiel

Les hémorroïdes internes sont des coussinets vasculaires du canal anal qui deviennent symptomatiques lorsqu’ils saignent, prolapsent ou provoquent une gêne. Le saignement rouge vif lors des selles est fréquent et la douleur est généralement faible sauf complication ou autre cause associée. La constipation et les efforts de poussée peuvent favoriser les symptômes.

Les hémorroïdes internes sont une affection fréquente qui résulte du gonflement et de la dilatation des vaisseaux de la région anale. Ces vaisseaux, généralement situés dans la partie interne de l’anus, peuvent, sous l’effet d’une pression due à diverses causes, s’enflammer et provoquer douleur, saignements et sensation d’inconfort. Contrairement aux hémorroïdes externes, les hémorroïdes internes sont généralement indolores, mais des symptômes importants peuvent apparaître à mesure qu’elles évoluent. Cette situation ne se contente pas de dégrader la qualité de vie : en l’absence de traitement, elle peut progresser et entraîner des complications. Parmi les causes des hémorroïdes internes figurent la constipation, la position assise prolongée, la grossesse et les efforts de poussée excessifs. Identifier correctement les symptômes et choisir des méthodes de traitement adaptées est essentiel pour faire disparaître les plaintes. Le traitement des hémorroïdes internes peut faire appel à des traitements médicaux, à des changements de mode de vie et, dans les cas avancés, à des interventions chirurgicales. Cet article aborde en détail les causes, les stades et les options de traitement des hémorroïdes internes.

Que sont les hémorroïdes internes ?

Les hémorroïdes internes sont une maladie résultant de la dilatation et du gonflement des vaisseaux veineux situés dans la partie interne de l’anus. Normalement, ces vaisseaux aident à réguler le flux sanguin autour de l’anus ; mais sous l’effet d’une augmentation de pression due à divers facteurs, leurs parois s’affaiblissent et font saillie vers l’extérieur. Les hémorroïdes internes se situent généralement à 2, 4 et 8 heures autour de l’anus et sont généralement indolores, car la partie interne de l’anus compte moins de nerfs percevant la douleur.

Petites et invisibles au stade initial, les hémorroïdes internes se manifestent en progressant par des symptômes comme des saignements, des démangeaisons, une sensibilité et une sensation de pesanteur anale. Dans certains cas, les paquets hémorroïdaires peuvent s’extérioriser et ne pas rentrer spontanément, ce qui accentue la sensation d’inconfort. Les hémorroïdes internes sont une affection fréquente dans la population, qui affecte négativement la qualité de vie. Toutefois, grâce à un diagnostic précoce et à des méthodes de traitement adaptées, les plaintes peuvent être réduites dans une large mesure.

Par ailleurs, les symptômes des hémorroïdes internes se développent généralement progressivement et peuvent passer inaperçus au début. Avec l’évolution de la maladie, des gênes comme des saignements, des démangeaisons et une sensation de brûlure apparaissent, en particulier pendant ou après la défécation. Ces plaintes peuvent perturber la vie quotidienne et devenir une situation nécessitant un traitement. Une prise en charge précoce permet à la fois de soulager les plaintes et de réduire le risque de complications. C’est pourquoi il est important de consulter un médecin spécialiste dès qu’un symptôme anormal est constaté au niveau de l’anus.

Quelles sont les causes des hémorroïdes internes ?

De nombreux facteurs jouent un rôle dans l’apparition des hémorroïdes internes, qui surviennent généralement à la suite d’un affaiblissement des parois vasculaires dû à l’augmentation de la pression sur les vaisseaux de la région anale. Parmi les causes les plus fréquentes figurent :

  • Constipation et défécation avec effort : les selles dures et la poussée augmentent la pression sur les vaisseaux de l’anus.
  • Position assise prolongée ou sédentarité : passer longtemps aux toilettes, en particulier, perturbe le flux sanguin.
  • Grossesse : l’augmentation de volume de l’utérus et les changements hormonaux entraînent une dilatation des vaisseaux.
  • Obésité : l’excès de poids augmente la pression intra-abdominale et le risque d’hémorroïdes.
  • Vieillissement : la perte d’élasticité des parois vasculaires favorise la formation d’hémorroïdes.
  • Prédisposition génétique : le risque est plus élevé chez les personnes ayant des antécédents familiaux d’hémorroïdes.
  • Port de charges lourdes et efforts physiques : les activités qui augmentent la pression intra-abdominale jouent un rôle.

Ces causes peuvent, seules ou associées, déclencher la formation d’hémorroïdes. Il est donc très important de connaître les facteurs de risque et d’adapter son mode de vie pour prévenir la maladie.

En plus de ces facteurs, une toux chronique, une diarrhée ou d’autres problèmes de santé augmentant la pression intra-abdominale peuvent aussi accroître le risque d’hémorroïdes internes. Par ailleurs, des habitudes irrégulières de passage aux toilettes et une consommation insuffisante de liquides favorisent la constipation et donc le développement de la maladie. Ces risques peuvent être réduits notamment en modifiant le mode de vie et les habitudes alimentaires.

De plus, une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et de bonnes habitudes aux toilettes font partie des méthodes efficaces pour prévenir la formation d’hémorroïdes dans le cadre d’une vie saine. On peut ainsi à la fois empêcher le développement des hémorroïdes internes et réduire l’intensité des plaintes existantes.

Les stades des hémorroïdes internes

Les hémorroïdes internes sont classées en quatre stades selon leur gravité et leur degré d’extériorisation. Chaque stade reflète le degré d’évolution de la maladie et la gravité des symptômes. Le plan de traitement est également déterminé en fonction de ces stades.

  • Stade 1 : à ce stade, les hémorroïdes restent à l’intérieur de l’anus et ne sont pas visibles. Le saignement, en particulier un saignement rouge vif observé pendant la défécation, est généralement le symptôme le plus marquant. La douleur et l’inconfort sont rares, car les vaisseaux ne se sont pas extériorisés.
  • Stade 2 : les paquets hémorroïdaires sortent de l’anus pendant la défécation, mais rentrent aussitôt spontanément. À ce stade, les saignements, les démangeaisons et une légère sensation d’inconfort peuvent augmenter. Les patients peuvent consulter un médecin à ce stade en raison de l’aggravation de leurs plaintes.
  • Stade 3 : les hémorroïdes sortent après le passage aux toilettes ou lors des efforts de poussée et ne peuvent être réintégrées qu’à la main. À ce stade, des plaintes comme la douleur, les élancements et les brûlures deviennent plus marquées. Une sensation de pesanteur anale et, par moments, un écoulement muqueux peuvent également être observés.
  • Stade 4 : c’est le stade le plus avancé : les hémorroïdes sont extériorisées et ne rentrent pas spontanément. Cette situation peut provoquer un inconfort et des douleurs importants. Une thrombose ou une nécrose peut en outre se développer dans le paquet hémorroïdaire. À ce stade, une intervention chirurgicale peut être nécessaire.

À chaque stade, l’intensité des plaintes et la nécessité d’un traitement diffèrent. Aux stades précoces, les traitements médicaux et conservateurs sont efficaces, tandis qu’aux stades avancés on peut recourir à des méthodes chirurgicales. C’est pourquoi il est important de consulter un médecin dès l’apparition des symptômes.

Méthodes de traitement des hémorroïdes internes

Le traitement des hémorroïdes internes fait appel à différentes méthodes selon le stade de la maladie, l’intensité des plaintes et l’état de santé général du patient. Les options thérapeutiques vont généralement des approches conservatrices aux interventions chirurgicales. Voici les méthodes de traitement les plus utilisées :

  • Modifications du mode de vie et de l’alimentation : une alimentation riche en fibres, un apport suffisant en liquides et une activité physique régulière préviennent la constipation et réduisent les symptômes hémorroïdaires. Ne pas rester longtemps aux toilettes et éviter de pousser réduisent également la pression.
  • Traitement médical : les antidouleurs, les crèmes corticoïdes locales, les suppositoires et les médicaments analgésiques atténuent le gonflement et la douleur. Ces médicaments sont généralement privilégiés pour les hémorroïdes aux stades précoces.
  • Sclérothérapie : une substance spéciale est injectée dans l’hémorroïde à l’aide d’une aiguille fine afin de provoquer la rétraction des vaisseaux. Elle convient généralement aux hémorroïdes de stade 1 à 2.
  • Ligature élastique : un petit élastique est placé à la base du paquet hémorroïdaire afin d’interrompre le flux sanguin, ce qui permet au tissu de se rétracter puis de tomber. C’est une méthode efficace, fréquemment utilisée aux stades modérés à avancés.
  • Photocoagulation infrarouge et traitement au laser : une énergie thermique est appliquée sur le tissu hémorroïdaire afin d’obturer les vaisseaux. Ces traitements peuvent être réalisés en séances courtes et indolores.
  • Intervention chirurgicale (hémorroïdectomie) : dans les cas avancés et compliqués, l’ablation chirurgicale du tissu hémorroïdaire peut être nécessaire. L’opération est généralement efficace, mais la récupération peut être un peu plus longue.

Lors du choix de la méthode de traitement, une évaluation détaillée est réalisée par le médecin spécialiste en fonction de la situation du patient. Le succès du traitement augmente lorsqu’il est soutenu par des changements de mode de vie. Pendant le traitement, il est important que les patients suivent les recommandations du médecin et ne négligent pas leurs contrôles réguliers.

Aux stades précoces, les traitements conservateurs permettent de soulager largement les plaintes, tandis que dans les formes évoluées, une prise en charge adaptée doit être réalisée sans délai. Par ailleurs, des changements durables du mode de vie réduisent le risque de formation d’hémorroïdes et contribuent à la pérennité des résultats du traitement.

Il ne faut pas oublier que chaque patient est différent. C’est pourquoi un plan de traitement personnalisé donne les meilleurs résultats. Une alimentation saine et une activité physique régulière sont des mesures simples mais importantes, efficaces pour prévenir les problèmes hémorroïdaires. La qualité de vie peut ainsi être préservée et d’éventuelles complications évitées.

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Questions fréquentes

Qu’est-ce que hémorroïdes internes ?

Les hémorroïdes internes sont des coussinets vasculaires du canal anal qui deviennent symptomatiques lorsqu’ils saignent, prolapsent ou provoquent une gêne. Le saignement rouge vif lors des selles est fréquent et la douleur est généralement faible sauf complication ou autre cause associée. La constipation et les efforts de poussée peuvent favoriser les symptômes.

Quels symptômes ou signes doivent être surveillés ?

Les manifestations dépendent de la cause, de la localisation et de la sévérité. Fibres, hydratation et réduction des efforts aux toilettes constituent le traitement initial. Un symptôme isolé ne suffit généralement pas à poser un diagnostic ; son évolution et les signes associés comptent aussi.

Comment le diagnostic est-il confirmé ?

Le diagnostic commence par l’interrogatoire et l’examen clinique. Selon le problème, des analyses, une imagerie ou des tests spécialisés peuvent être nécessaires. Le choix des examens dépend du contexte individuel et ne doit pas être remplacé par un auto-diagnostic.

Quand faut-il consulter rapidement ?

Un saignement important avec malaise, des selles noires, une douleur anale sévère avec fièvre ou un prolapsus très douloureux nécessite une évaluation rapide.

Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation, un diagnostic ou un traitement prescrit par un médecin. En cas de symptômes, consultez un professionnel de santé qualifié.

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