Arthroscopie du genou : principe, indications et récupération

Traitements· Orthopédie et traumatologie· Publié le : 21.08.2026· 6 min de lecture

Arthroscopie du genou : principe, indications et récupération
En bref — l’essentiel

L’arthroscopie du genou est une intervention mini-invasive qui permet d’examiner l’intérieur de l’articulation et, dans certaines situations, de traiter une lésion au moyen d’une caméra et de petits instruments introduits par de courtes incisions. Elle peut être proposée notamment pour certaines lésions méniscales, ligamentaires ou cartilagineuses.

Faisant partie des techniques de chirurgie mini-invasive, l’arthroscopie du genou est une méthode diagnostique et thérapeutique qui permet d’examiner en détail l’articulation du genou. Au cours de cette intervention, on accède à l’intérieur du genou à l’aide d’une caméra spéciale et de petits instruments chirurgicaux, ce qui permet de détecter et de traiter divers problèmes. Généralement privilégiée pour les blessures sportives, les lésions articulaires ou les douleurs, cette méthode se distingue par une récupération rapide et un faible taux de risques.

Qu’est-ce que l’arthroscopie du genou ?

C’est une technique chirurgicale mini-invasive utilisée en médecine moderne pour diagnostiquer et traiter les problèmes de l’articulation du genou. On utilise un appareil fin, équipé d’une source lumineuse et d’une caméra, appelé arthroscope, pour visualiser l’articulation de l’intérieur. Pour examiner l’articulation en détail, on passe par une petite incision. Les images obtenues sont transmises sur un écran. Le diagnostic comme la planification du traitement peuvent ainsi être réalisés avec davantage de précision. La méthode est reconnue pour être moins invasive que la chirurgie ouverte. Moins de douleurs pour les patients, une récupération courte et un faible risque de complications en ont fait une méthode privilégiée par les chirurgiens comme par les patients. En plus d’identifier le problème, l’intervention permet de traiter de nombreuses affections orthopédiques comme les déchirures méniscales, les lésions ligamentaires ou les problèmes de cartilage.

L’arthroscopie du genou est généralement réalisée sous anesthésie locale, rachidienne ou générale. Le choix dépend de l’état de santé général du patient et de l’étendue de l’intervention. Pendant l’opération, l’arthroscope et les instruments chirurgicaux nécessaires sont introduits par quelques petites incisions pratiquées au niveau du genou. Le chirurgien peut ainsi voir clairement l’état des structures internes de l’articulation et intervenir.

Pourquoi pratique-t-on une arthroscopie du genou ?

En raison de sa structure complexe et de sa sollicitation intense, l’articulation du genou peut s’abîmer avec le temps. Les blessures sportives, les traumatismes, les dégénérescences liées à l’âge et certaines maladies peuvent provoquer des problèmes sérieux au niveau du genou. L’arthroscopie permet de voir directement la cause de ces problèmes à l’intérieur de l’articulation et d’intervenir rapidement. Par exemple, les déchirures méniscales, les lésions ligamentaires, les lésions du cartilage ou la présence de corps étrangers libres dans l’articulation peuvent être facilement diagnostiquées et traitées par arthroscopie du genou. Elle peut également servir à évaluer le succès de traitements déjà réalisés. Cette méthode peut par exemple être choisie pour rechercher la cause de plaintes persistant après un programme de rééducation, ou pour examiner les résultats d’une intervention chirurgicale antérieure. En cas d’épanchement de liquide dans le genou, elle est aussi pratiquée pour en trouver l’origine et, si nécessaire, réaliser une biopsie. Dans certaines affections, elle peut être utilisée pour le traitement lui-même : réparation des lésions du cartilage, suture ou ablation des déchirures méniscales, reconstruction ligamentaire et nettoyage articulaire.

Dans quelles maladies utilise-t-on l’arthroscopie du genou ?

Elle est privilégiée notamment en cas de problèmes mécaniques, de blessures sportives, de maladies articulaires dégénératives et de douleurs chroniques. L’arthroscopie du genou accélère le diagnostic et permet de traiter au cours de la même intervention. Les affections pour lesquelles elle est fréquemment utilisée sont les suivantes :

  • Déchirure méniscale : utilisée pour le diagnostic et le traitement lorsque le ménisque se déchire à la suite d’un mouvement brusque ou d’un traumatisme du genou. La suture, l’ablation ou la régularisation de la déchirure sont réalisées par arthroscopie.
  • Lésions du ligament croisé antérieur (LCA) et du ligament croisé postérieur (LCP) : l’arthroscopie du genou est privilégiée pour réparer ou reconstruire ces lésions ligamentaires, fréquentes chez les sportifs.
  • Lésions et dégénérescences du cartilage : elle est pratiquée pour réparer ou nettoyer les lésions de la surface cartilagineuse dues à un traumatisme, au vieillissement ou à une surutilisation.
  • Corps étrangers libres dans l’articulation (loose bodies) : l’arthroscopie permet de retirer les fragments libres d’os ou de cartilage formés à la suite d’un traumatisme ou de processus dégénératifs de l’articulation.
  • Arthrose du genou (gonarthrose) : en cas d’arthrose du genou, fréquente chez les personnes âgées, elle peut être pratiquée pour nettoyer l’articulation, soulager la douleur ou ralentir la progression de la maladie.
  • Synovite : en cas d’inflammation du tissu synovial de l’articulation, l’arthroscopie est utilisée pour établir le diagnostic et, si nécessaire, retirer le tissu synovial.
  • Problèmes de la rotule : elle est privilégiée pour le diagnostic et le traitement des luxations, de l’usure ou des irrégularités de la rotule.
  • Infections articulaires : dans le traitement des infections de l’articulation du genou, elle est réalisée pour évacuer le liquide infecté et examiner l’articulation en détail.
  • Kystes articulaires (kyste de Baker) : dans le traitement des kystes remplis de liquide situés à l’arrière du genou, comme le kyste de Baker, elle peut servir à évacuer ou drainer le contenu du kyste.
  • Suites de traumatismes du genou : elle est privilégiée pour examiner et traiter les lésions qui persistent dans le genou après un traumatisme ou un accident.

Comment se déroule une arthroscopie du genou ?

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale, rachidienne ou locale, la méthode la plus adaptée étant choisie selon l’état du patient. L’arthroscopie se déroule de manière planifiée et précise en plusieurs étapes essentielles. Tout d’abord, afin de réduire au minimum le risque d’infection du champ opératoire, la région du genou est nettoyée de façon stérile et isolée par des champs stériles. Ensuite, quelques petites incisions sont pratiquées pour accéder à la structure interne du genou. Ces incisions ne dépassent généralement pas 1 centimètre et sont placées à différents endroits du genou. Dans l’une d’elles, on introduit un appareil fin, muni d’une source lumineuse et d’une caméra, appelé arthroscope. L’arthroscope montre au chirurgien l’intérieur de l’articulation du genou de façon agrandie et détaillée. Les autres incisions servent à introduire les instruments chirurgicaux.

Pendant l’arthroscopie, l’articulation du genou est remplie d’un liquide stérile afin d’obtenir une vision plus nette. Ce liquide rince également en douceur les tissus à l’intérieur du genou et améliore la visibilité. Le chirurgien examine en détail la structure interne de l’articulation sur l’écran. L’état de structures comme le ménisque, les ligaments, le cartilage et la membrane synoviale est évalué. Si un problème est détecté, le chirurgien procède au traitement à l’aide des instruments chirurgicaux appropriés. Une fois l’intervention terminée, le liquide présent dans l’articulation est évacué et les petites incisions sont refermées, généralement par des fils résorbables ou des bandelettes stériles. La zone est ensuite protégée par un pansement stérile. Selon la situation, le patient peut sortir le jour même ou rester sous surveillance à l’hôpital pendant une courte période.

L’arthroscopie du genou est une méthode avantageuse grâce à son faible risque de complications et à sa récupération rapide. Elle nécessite toutefois une période de rééducation après l’intervention. Pendant cette période, il faut respecter les programmes de rééducation et les restrictions de mouvement conformément aux recommandations du médecin. Le taux de réussite de l’arthroscopie du genou est directement lié à l’expérience du chirurgien et à l’observance du patient. C’est pourquoi il est très important d’entretenir une communication détaillée avec le médecin avant et après l’intervention.

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Questions fréquentes

Dans quels cas réalise-t-on une arthroscopie du genou ?

Elle peut être proposée pour certaines lésions méniscales, ligamentaires ou cartilagineuses, ou pour retirer un élément libre dans l’articulation. La décision n’est pas automatique : elle dépend des symptômes, de l’imagerie et des autres options de traitement déjà essayées.

Quel type d’anesthésie est utilisé ?

Selon l’intervention, l’état de santé et les pratiques de l’équipe, l’arthroscopie peut être réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale. L’anesthésiste discute en amont de la technique la plus adaptée et des précautions à respecter avant l’opération.

Peut-on rentrer chez soi le jour même ?

De nombreuses arthroscopies peuvent être réalisées en chirurgie ambulatoire, mais ce n’est pas une règle absolue. Le retour à domicile dépend du geste, de la douleur, de la récupération après l’anesthésie, de l’autonomie et de l’organisation prévue avec l’équipe soignante.

Combien de temps faut-il pour récupérer ?

La récupération varie fortement selon la lésion et le geste effectué. Une arthroscopie diagnostique simple n’a pas les mêmes suites qu’une réparation méniscale ou ligamentaire. Le calendrier de reprise de l’appui, du travail et du sport doit donc être personnalisé.

Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation, un diagnostic ou un traitement prescrit par un médecin. En cas de symptômes, consultez un professionnel de santé qualifié.

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