Cancer de la lèvre : symptômes, causes et prise en charge

Maladies· Oto-rhino-laryngologie (ORL)· Publié le : 21.08.2026· 8 min de lecture

Cancer de la lèvre : symptômes, causes et prise en charge
En bref — l’essentiel

Le cancer de la lèvre est un cancer de la région tête et cou, le plus souvent développé à partir des cellules squameuses de la lèvre inférieure. Une plaie persistante, une zone épaissie, une croûte ou un changement de couleur doivent être examinés, car un diagnostic précoce facilite généralement la prise en charge.

Le cancer de la lèvre est l’un des cancers les plus fréquents de la région de la bouche et du visage. Il se développe le plus souvent sur la face externe des lèvres, en particulier sur la lèvre inférieure. Le cancer débute par une prolifération anormale des cellules du tissu labial et peut s’étendre aux tissus voisins. Il est généralement facile à repérer à un stade précoce.

Qu’est-ce que le cancer de la lèvre ?

Il s’agit d’un type de cancer de la tête et du cou qui se forme dans le tissu de la lèvre et qui provient généralement des cellules de la peau. Il naît le plus souvent des cellules squameuses de la surface de la lèvre. Il peut s’étendre aux tissus situés autour de la bouche. Il est plus fréquent sur la lèvre inférieure, davantage exposée au soleil. Diagnostiqué tôt, c’est un cancer qui peut être traité.

Le cancer de la lèvre évolue généralement lentement. Au début, il se manifeste par une petite plaie, une fissure ou une boursouflure. Toutefois, en l’absence de traitement, il peut gagner les tissus voisins puis, aux stades plus avancés, les ganglions lymphatiques. Des facteurs comme une exposition prolongée au soleil peuvent augmenter le risque de cancer de la lèvre. C’est pourquoi il convient de consulter un médecin sans attendre dès que l’on remarque une modification anormale de la lèvre.

Quels sont les symptômes du cancer de la lèvre ?

Il peut se manifester par des signes difficiles à remarquer au début. Pourtant, lorsqu’il est diagnostiqué à un stade précoce, son traitement est plus simple. Les modifications persistantes des lèvres, les plaies qui ne guérissent pas pendant longtemps et les gonflements anormaux comptent parmi les signes courants de ce cancer. Les symptômes les plus fréquents du cancer de la lèvre sont les suivants :

  • Plaies de la lèvre qui ne guérissent pas : plaies ouvertes qui ne cicatrisent pas pendant longtemps ou qui récidivent.
  • Épaississement et induration : sensation de durcissement ou d’épaississement du tissu labial.
  • Changement de couleur : apparition sur la lèvre de zones blanches, rouges ou foncées, différentes de la normale.
  • Saignement ou formation de croûtes : zones qui saignent ou forment des croûtes facilement au moindre traumatisme.
  • Sensibilité et douleur : sensibilité, douleur ou engourdissement permanents de la lèvre ou de la zone qui l’entoure.
  • Gonflement ou masse : gonflement anormal ou induration palpable sur la lèvre ou autour d’elle.
  • Difficulté à bouger la mâchoire ou la bouche : aux stades avancés, limitation des mouvements de la mâchoire ou sensation de gêne.
  • Gonflement des ganglions lymphatiques : augmentation de volume ou sensibilité des ganglions du cou ou de la région sous-mandibulaire.

Quelles sont les causes du cancer de la lèvre ?

Il apparaît lorsque les cellules du tissu labial se mettent à croître et à se multiplier de façon incontrôlée en raison d’anomalies de leur matériel génétique. Ces modifications cellulaires résultent d’une combinaison de prédisposition génétique et de facteurs environnementaux. Les causes du cancer de la lèvre sont les suivantes :

  • Exposition excessive au soleil : une exposition prolongée et sans protection à la lumière du soleil est l’une des causes les plus courantes du cancer de la lèvre. Le rayonnement ultraviolet (UV) du soleil peut endommager l’ADN des cellules de la lèvre et provoquer un cancer. La lèvre inférieure, plus exposée au soleil, est la zone où le risque est le plus élevé.
  • Prédisposition génétique : le risque de cancer de la lèvre peut être plus élevé chez les personnes dont la famille compte des cas de cancer de la lèvre ou d’autres cancers de la peau. Les facteurs génétiques peuvent intervenir dans la cancérisation des cellules de la lèvre.
  • Système immunitaire affaibli : chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli, le risque de développer de nombreux cancers, dont le cancer de la lèvre, augmente. Les personnes recevant un traitement immunosuppresseur ou atteintes de maladies comme le VIH/sida sont particulièrement à risque.
  • Papillomavirus humain (HPV) : certains cas de cancer de la lèvre ont été associés à une infection par le HPV. Ce virus peut provoquer des modifications génétiques des cellules de la peau et favoriser le développement d’un cancer.
  • Mauvaise hygiène bucco-dentaire : le manque de soins des dents et des gencives peut entraîner une irritation des tissus des lèvres et du pourtour de la bouche. Une irritation permanente peut créer un terrain favorable au cancer.
  • Blessures des lèvres et irritation chronique : des irritations ou traumatismes fréquents des lèvres peuvent endommager les cellules et augmenter le risque de cancer. Par exemple, une prothèse dentaire mal utilisée peut exercer une pression constante sur la face interne des lèvres.

À quoi ressemble un cancer de la lèvre ?

Il se manifeste par des modifications physiquement visibles à la surface de la lèvre. Dans la plupart des cas, le cancer apparaît d’abord sous la forme d’une petite plaie ou d’un changement de couleur d’allure anodine. Avec le temps, il grossit et devient plus net, et peut alors prendre les aspects suivants. Il se manifeste notamment par les signes suivants :

  • Plaies persistantes : plaies croûteuses ou ouvertes qui ne guérissent pas, sur la lèvre ou sur son bord.
  • Changements de couleur : taches blanches, rouges, brunes ou foncées sur la lèvre.
  • Croûtes et desquamation : formation continue de croûtes ou desquamation de la surface de la lèvre.
  • Zones indurées et gonflées : masse dure palpable ou gonflement anormal de la lèvre.
  • Fissures et sensibilité : fissures, sensation d’irritation ou zones douloureuses sur la lèvre.
  • Saignement et tissus sensibles : zones qui saignent facilement ou se montrent sensibles au moindre choc.
  • Asymétrie du contour des lèvres : aspect non symétrique de la structure de la lèvre.

Au stade précoce, le cancer de la lèvre peut être confondu avec d’autres problèmes de peau. Il est toutefois important de consulter un médecin sans tarder lorsque ce type de modification persiste. Un diagnostic précoce augmente nettement les chances de succès du traitement.

Comment le cancer de la lèvre est-il diagnostiqué ?

Le diagnostic du cancer de la lèvre repose sur l’examen clinique et sur divers examens complémentaires. Le médecin commence par évaluer les antécédents médicaux et les symptômes du patient. Les lésions suspectes, les plaies ou les changements de couleur de la lèvre sont examinés en détail. Lors de l’examen clinique, on recherche un épaississement ou une sensibilité du tissu labial ainsi qu’un gonflement des ganglions lymphatiques voisins. En cas de doute, une biopsie est réalisée : une partie ou la totalité de la lésion est prélevée puis analysée en laboratoire. Cette méthode est l’outil diagnostique le plus fiable pour confirmer la présence de cellules cancéreuses. Si nécessaire, des techniques d’imagerie comme l’imagerie par résonance magnétique (IRM), la tomodensitométrie (scanner) ou l’échographie sont utilisées pour évaluer l’extension du cancer.

Quels sont les stades du cancer de la lèvre ?

Aux stades précoces, le cancer reste limité au tissu de la lèvre, tandis qu’aux stades avancés il peut s’étendre aux tissus voisins et à des organes distants. Les stades du cancer de la lèvre sont les suivants :

  • Stade 0 (carcinome in situ) : les cellules cancéreuses se trouvent uniquement à la surface de la lèvre et ne se sont pas encore étendues aux tissus profonds.
  • Stade 1 : la tumeur mesure moins de 2 cm et ne s’est pas étendue aux tissus voisins ni aux ganglions lymphatiques.
  • Stade 2 : la tumeur mesure entre 2 et 4 cm, sans signe d’extension aux tissus voisins ni aux ganglions lymphatiques.
  • Stade 3 : la tumeur mesure plus de 4 cm ou s’est étendue aux ganglions lymphatiques voisins, sans métastase dans des organes distants.
  • Stade 4 : la tumeur a métastasé aux tissus voisins, aux ganglions lymphatiques et à des organes distants.

Chaque stade influence directement le plan de traitement et le taux de réussite. Les cancers de la lèvre diagnostiqués à un stade précoce peuvent être traités efficacement par des méthodes comme la chirurgie ou la radiothérapie, alors qu’aux stades avancés la prise en charge devient plus complexe. C’est pourquoi le diagnostic précoce est primordial.

Comment traite-t-on le cancer de la lèvre ?

Le traitement du cancer de la lèvre varie selon le stade du cancer et son extension. Aux stades précoces, la chirurgie est la méthode la plus courante. Elle consiste à retirer le tissu cancéreux avec une marge de tissu sain qui l’entoure. Si la tumeur est petite, une chirurgie limitée peut suffire. En revanche, une chirurgie reconstructrice peut être nécessaire pour les tumeurs plus volumineuses.

La radiothérapie est généralement utilisée en complément de la chirurgie ou lorsque la chirurgie n’est pas possible. Aux stades avancés, lorsque le cancer s’est étendu, une chimiothérapie peut être administrée pour détruire les cellules cancéreuses. Dans certains cas, des thérapies ciblées ou l’immunothérapie viennent soutenir le système immunitaire.

Quels sont les facteurs de risque du cancer de la lèvre ?

Les facteurs génétiques et environnementaux jouent un rôle important dans son développement. Une exposition prolongée au soleil, en particulier, est l’un des facteurs de risque les plus courants du cancer de la lèvre. Les rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil peuvent endommager le tissu labial et favoriser l’apparition d’un cancer. Un système immunitaire affaibli peut également préparer le terrain au cancer de la lèvre. Par exemple, les personnes sous traitement immunosuppresseur ou les patients atteints du VIH/sida sont exposés à un risque plus élevé. En outre, l’infection par le papillomavirus humain (HPV) a été associée à certains cas de cancer de la lèvre. La prédisposition génétique compte aussi : le risque est plus élevé chez les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer de la lèvre ou d’autres cancers de la peau. Une mauvaise hygiène bucco-dentaire et des irritations fréquentes des lèvres peuvent également favoriser le développement de ce type de cancer.

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Questions fréquentes

Quels sont les premiers signes d’un cancer de la lèvre ?

Les premiers signes peuvent être discrets : petite plaie qui ne cicatrise pas, fissure, croûte récurrente, épaississement, zone blanche ou rouge, léger saignement ou engourdissement. Une lésion persistante ne permet pas à elle seule de diagnostiquer un cancer, mais elle justifie un examen médical.

Pourquoi la lèvre inférieure est-elle plus souvent touchée ?

La lèvre inférieure est généralement plus exposée au soleil que la lèvre supérieure. L’exposition répétée aux rayons ultraviolets peut endommager l’ADN des cellules au fil du temps. Une protection solaire adaptée des lèvres contribue à réduire cette exposition, sans supprimer totalement le risque.

Comment confirme-t-on le diagnostic ?

Le médecin examine la lésion et les tissus voisins, puis peut demander une biopsie. L’analyse anatomopathologique du prélèvement confirme ou écarte le diagnostic de cancer. Si un cancer est identifié, une imagerie peut être utilisée pour rechercher une extension aux tissus ou ganglions voisins.

Un cancer de la lèvre peut-il être traité ?

Oui, plusieurs traitements sont disponibles, notamment la chirurgie et la radiothérapie. Le choix dépend du stade, de la localisation et de l’état général du patient. Les cancers détectés à un stade précoce sont habituellement plus simples à prendre en charge que les formes étendues.

Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation, un diagnostic ou un traitement prescrit par un médecin. En cas de symptômes, consultez un professionnel de santé qualifié.

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