Un acrochordon est une petite excroissance cutanée molle, bénigne et souvent pédiculée, fréquente au cou, aux aisselles, sous les seins ou dans l’aine. Le frottement, l’âge, la génétique et certaines situations métaboliques semblent associés à leur apparition. Il n’est pas causé par le HPV et n’est pas contagieux.
Généralement bénin, mais susceptible de poser un problème esthétique, le molluscum pendulum (ou « verrue charnue ») est une formation cutanée qui peut devenir douloureuse lorsqu’elle est irritée. Connues sous le nom médical d’acrochordons, ces petites excroissances molles, de la couleur de la peau, se développent vers l’extérieur à partir de la couche superficielle de la peau. Elles sont reliées à la peau par un fin pédoncule. On les observe le plus souvent dans les zones de plis comme le cou, les aisselles, le contour des yeux, le dessous des seins et l’aine. Bien qu’ils ne causent aucun problème de santé, les acrochordons peuvent devenir gênants lorsqu’ils frottent contre les vêtements, sont irrités pendant le rasage ou s’accrochent. Beaucoup de personnes rencontrent, à un moment de leur vie, un ou plusieurs acrochordons. Leur fréquence augmente avec l’âge. Ils sont plus répandus chez certaines personnes en raison d’une prédisposition génétique, tandis que chez d’autres, les frottements ou les changements hormonaux en sont l’élément déclencheur. Les acrochordons sont le plus souvent petits et mous, mais ils peuvent grossir avec le temps, se multiplier ou devenir gênants sur le plan esthétique.
Qu’est-ce qu’un acrochordon ?
Généralement bénins, les acrochordons sont de petites formations de consistance molle qui se développent vers l’extérieur à la surface de la peau, avec ou sans pédoncule. Ils sont le plus souvent de la couleur de la peau, mais peuvent parfois prendre une teinte un peu plus foncée. On les observe le plus souvent dans les zones riches en plis cutanés, comme le cou, les aisselles, le dessous des seins, le dos, l’aine et les paupières. Certains acrochordons mesurent quelques millimètres, tandis que d’autres peuvent atteindre avec le temps quelques centimètres.
Sur le plan médical, ces formations sont désignées sous le nom d’« acrochordon » ou de « polype fibro-épithélial ». Les acrochordons font partie des tumeurs bénignes de l’organisme. Ils ne présentent généralement pas de risque de cancérisation. Toutefois, lorsqu’ils sont très nombreux, ils peuvent, bien que rarement, annoncer certaines maladies génétiques ou hormonales. C’est pourquoi les acrochordons qui grossissent très rapidement, changent de couleur ou saignent doivent être pris au sérieux et montrés à un dermatologue.
Habituellement indolores, ces excroissances peuvent faire mal lorsqu’elles frottent contre les vêtements, sont irritées pendant le rasage ou sont arrachées accidentellement. Elles peuvent en outre poser un problème esthétique, en particulier sur des zones visibles comme le visage et le cou. Dans ces situations, leur ablation médicale est recommandée.
Pourquoi les acrochordons apparaissent-ils ?
La cause exacte de l’apparition des acrochordons n’est pas connue. On pense toutefois que plusieurs facteurs interviennent dans leur développement. Parmi les causes les plus courantes figurent les frottements, les changements hormonaux, la prédisposition génétique et le vieillissement. En particulier dans les zones riches en plis cutanés, la transpiration et le contact peau contre peau augmentent le risque d’apparition.
Le frottement est l’un des principaux facteurs déclenchants. L’irritation due aux colliers ou aux cols de vêtements au niveau du cou, le frottement des plis cutanés entre eux dans des zones comme les aisselles, ou encore les plis liés à l’excès de poids sous les seins ou au niveau de l’aine favorisent la formation des acrochordons. C’est pourquoi il existe un lien direct entre l’obésité et l’apparition d’acrochordons.
Les variations des taux hormonaux peuvent également déclencher l’apparition d’acrochordons. Les fluctuations hormonales qui se produisent notamment pendant la grossesse, la ménopause ou la puberté modifient la structure de la peau, ce qui favorise l’apparition de nouvelles lésions. De même, la fréquence des acrochordons est plus élevée chez les personnes atteintes de diabète de type 2 et chez celles présentant une résistance à l’insuline.
Chez certaines personnes, les acrochordons apparaissent pour des raisons purement génétiques. S’ils sont fréquents chez les membres de la famille, la probabilité d’en avoir est élevée. L’âge est également un facteur important : avec l’âge, le métabolisme ralentit, le renouvellement cutané diminue et les acrochordons deviennent plus fréquents.
Comment se débarrasser d’un acrochordon ?
Les acrochordons ne disparaissent généralement pas d’eux-mêmes. Ils peuvent même grossir ou se multiplier avec le temps. Attendre qu’ils disparaissent n’est donc le plus souvent pas une solution suffisante. Cependant, les petits acrochordons qui ne posent pas de problème sérieux et n’affectent pas la vie de la personne peuvent faire l’objet d’une simple surveillance. S’ils deviennent gênants sur le plan esthétique, s’irritent ou continuent de grossir, leur ablation par un acte médical est recommandée.
Bien qu’il existe certaines méthodes appliquées à domicile pour les acrochordons (par exemple les ligaturer avec un fil, appliquer des huiles naturelles ou de l’ail), elles sont formellement déconseillées par les dermatologues. En effet, ces pratiques peuvent augmenter le risque d’infection, irriter les tissus environnants ou laisser des cicatrices en cas de mauvaise application. De plus, des lésions prises pour des acrochordons peuvent parfois être d’une autre nature, et une intervention à domicile peut compliquer le diagnostic.
Sur le plan dermatologique, les acrochordons peuvent être facilement retirés par laser, cryothérapie (congélation), électrochirurgie (cautérisation) ou exérèse chirurgicale. Ces interventions durent généralement quelques minutes et sont réalisées sans douleur sous anesthésie locale. Après une courte période de cicatrisation, la peau retrouve complètement son état antérieur. C’est pourquoi, pour une solution définitive et sûre, un avis spécialisé est toujours recommandé.
Que se passe-t-il si un acrochordon est arraché ?
L’arrachement survient généralement de façon accidentelle, lorsque l’acrochordon s’accroche à un vêtement, est coupé par inadvertance pendant le rasage ou se détache sous l’effet du grattage. Il arrive aussi que des personnes tirent volontairement sur ces formations pour les arracher, pour des raisons esthétiques. Il ne faut toutefois pas oublier que cette situation comporte des risques sérieux pour la santé de la peau.
Lorsqu’un acrochordon est arraché, une plaie ouverte se forme dans la zone. Cette plaie est très exposée à l’infection. En particulier dans les zones humides et soumises aux frottements comme les aisselles, le cou et l’aine, il est beaucoup plus facile pour les micro-organismes de s’installer. L’inflammation de la plaie ouverte peut provoquer des symptômes comme une douleur, une rougeur, un écoulement et une mauvaise odeur dans la zone. Plus rarement, si la base de l’acrochordon arraché n’a pas été complètement retirée, il peut repousser au même endroit ou la peau peut cicatriser en devenant plus dure.
Un autre risque est que l’excroissance arrachée soit en réalité une autre lésion cutanée. Certains cancers de la peau ou lésions précancéreuses peuvent ressembler de l’extérieur à un acrochordon. C’est pourquoi arracher une formation non diagnostiquée complique le diagnostic et fait courir le risque de reconnaître la situation tardivement. Dans ces cas, aucun examen anatomopathologique ne pouvant être réalisé, le diagnostic est retardé.
Comment retire-t-on un acrochordon ?
Le retrait des acrochordons est un acte dermatologique généralement court, réalisé par des méthodes simples. Il est formellement déconseillé de les retirer soi-même à domicile. Les principales méthodes d’ablation des acrochordons utilisées par les dermatologues sont les suivantes :
- Laser : la méthode laser est une option très confortable et sans cicatrice, en particulier pour les acrochordons petits et superficiels. Un faisceau laser spécial est appliqué sur la surface de la peau pour vaporiser l’excroissance. Il n’y a pas de saignement pendant l’intervention, aucun point de suture n’est nécessaire et la cicatrisation est très rapide.
- Cryothérapie (méthode par congélation) : dans cette méthode, l’acrochordon est congelé à très basse température à l’aide d’azote liquide. Le tissu congelé se dessèche et tombe avec le temps. Elle est très efficace, en particulier pour les acrochordons pédiculés de petite taille.
- Électrochirurgie (méthode par cautérisation) : à l’aide d’un appareil d’électrocoagulation, l’acrochordon est retiré par cautérisation à chaleur contrôlée. Cette méthode permettant de contrôler très facilement le saignement, elle convient aux lésions de taille moyenne, légèrement vascularisées.
- Exérèse chirurgicale (ablation par incision) : elle est privilégiée pour les acrochordons de grande taille, à base large ou à racine profonde. Dans cette méthode, l’acrochordon est entièrement retiré au bistouri et, si nécessaire, quelques points de suture sont posés.
La peau étant fragilisée après chaque intervention, certaines précautions doivent être respectées pendant la cicatrisation :
- La zone ne doit pas être mise en contact avec l’eau et doit être nettoyée régulièrement avec les crèmes ou antiseptiques prescrits.
- Les éventuelles croûtes ne doivent en aucun cas être arrachées.
- La zone doit être protégée du soleil, en utilisant si nécessaire une crème solaire.
- Il faut éviter le rasage, les gommages et les vêtements susceptibles de provoquer des frottements.
- Les consultations de contrôle ne doivent pas être négligées et le traitement recommandé doit être respecté.
Réalisée sous contrôle d’un spécialiste, l’ablation d’un acrochordon est une intervention simple qui donne des résultats rapides, sûrs et durables. Pour chaque patient, la méthode la plus adaptée doit être déterminée en tenant compte du type, de la taille et de la localisation de la lésion.
Médecins en « Dermatologie » à Anadolu
Questions fréquentes
Qu’est-ce que acrochordon ?
Un acrochordon est une petite excroissance cutanée molle, bénigne et souvent pédiculée, fréquente au cou, aux aisselles, sous les seins ou dans l’aine. Le frottement, l’âge, la génétique et certaines situations métaboliques semblent associés à leur apparition. Il n’est pas causé par le HPV et n’est pas contagieux.
Quels symptômes ou signes doivent être surveillés ?
Les manifestations dépendent de la cause, de la localisation et de la sévérité. Un acrochordon n’a pas besoin d’être retiré s’il ne gêne pas. Un symptôme isolé ne suffit généralement pas à poser un diagnostic ; son évolution et les signes associés comptent aussi.
Comment le diagnostic est-il confirmé ?
Le diagnostic commence par l’interrogatoire et l’examen clinique. Selon le problème, des analyses, une imagerie ou des tests spécialisés peuvent être nécessaires. Le choix des examens dépend du contexte individuel et ne doit pas être remplacé par un auto-diagnostic.
Quand faut-il consulter rapidement ?
Des symptômes brutaux, sévères ou qui s’aggravent, un malaise, une difficulté à respirer ou une altération importante de l’état général justifient un avis rapide ou urgent selon la situation.
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation, un diagnostic ou un traitement prescrit par un médecin. En cas de symptômes, consultez un professionnel de santé qualifié.
