L’hypertension artérielle, un petit aperçu

L’hypertension artérielle (abrégée HTA) est une maladie caractérisée par une pression artérielle haute, c’est-à -dire la pression qu’exerce le processus de pompage du sang par le cœur sur les parois vasculaires.

Il s’agit d’une maladie qui se manifeste principalement chez les personnes âgées mais qui n’est pas justement l’apanage des vieux, car elle peut affecter les jeunes gens dans certaines situations et sous certaines conditions.

Il s’agit d’un problème de santé publique majeur dans le monde, qui touche environ un milliard de personnes à travers la planète.

 

Causes et effets

Bien que l’HTA touche plus les hommes que les femmes en âge de procréer, puisque celles-ci sont « protégées » par les effets de quelques hormones sexuelles notamment la progestérone ; à la ménopause, le risque d’affection par cette maladie est à parts égales chez les deux sexes.

Plusieurs causes sont associées à l’apparition des symptômes de l’HTA, notamment, le facteur héréditaire, un stress permanent, une vie sédentaire, un excès de tabagisme et l’obésité, entre autres. 

Mais la raison principale mise en avant par les médecins est sans doute l’excès de sel dans l’alimentation, une cause indéniable qui a des effets dévastateurs sur le corps et qui augmente directement le risque d’affection par cette maladie.

Les symptômes de l’HTA peuvent être apparents comme les maux de tête, les vertiges, les bourdonnements dans l’oreille, les troubles de la vision, mais souvent elle peut être présente sans symptômes perceptibles et être découverte en consultation pour un autre motif.

Par ailleurs, si vous désirez vous renseigner sur d’autres maladies, notre centre dispose de moult spécialités médicales, rendez-vous sur le lien ci-après pour en savoir davantage : 

Nos spécialités médicales

 

Une maladie avec des complications fatales

Les complications liées à l’HTA sont diverses et peuvent être irréversibles voire létales. Elles peuvent toucher plusieurs organes du corps et laisser des séquelles sévères : 

  • Accidents vasculaires cérébraux (AVC), avec comme séquelle l’hémiplégie.
  • Infarctus du myocarde, pouvant résulter en une insuffisance ou un arrêt cardiaque.
  • Lésions rénales pouvant entraîner une insuffisance rénale.
  • Lésions de la rétine allant jusqu’à la perte de vue.

A cet effet, afin d’éviter d’éventuelles complications, vous pouvez dès maintenant choisir le médecin spécialiste qui vous convient le mieux sur : 

Trouver un médecin 

 

L’HTA et le sel, un lien très intime.

Il s’agit là d’une maladie qui peut directement être liée à la qualité de l’alimentation et aux habitudes alimentaires.

Un excès de sel dans les repas favorise pleinement l’apparition de cette maladie et voici comment ça arrive : une grande consommation de sel fait que l’eau contenu dans les cellules et les tissus sorte et se déverse dans le sang, ce qui augmente sa pression à l’intérieur des parois vasculaires.

Si l’on veut expliquer ce processus de manière plus détaillée, il faudrait comprendre le rôle du sodium qui est l’un des deux composants du sel, avec le chlorure.

Alors que le chlorure contenu dans le sel n’a pas d’effet notoire sur la santé même si le sel est consommé en grandes quantités, le sodium, lui, agit directement sur le corps à cause de son rôle dans la régulation et le maintien d’un équilibre hydroélectrique de l’organisme, c’est à dire le mouvement de l’eau entre les compartiments du corps. 

Le sodium doit avoir une concentration stable dans le milieu extracellulaire, ce qui implique l’intervention de plusieurs organes (reins, cerveau, cœur).

Donc tout apport excessif de sel, et de surcroît de sodium dans l’alimentation, causera forcément la perturbation de cet équilibre. 

 

L’hygiène de vie, un point essentiel.

Une bonne hygiène de vie doit être le leitmotiv pour ceux qui veulent éviter un risque d’affection par l’HTA, mais aussi pour ceux qui en souffrent déjà.

Des réflexes simples au quotidien peuvent être un élément déterminant dans la lutte contre cette maladie, on nomme quelques-uns à titre non exhaustif :

  • Eviter le tabagisme à cause de toutes les conséquences néfastes qu’il peut entrainer
  • Garder une activité physique quotidienne, qui a un effet significatif sur la réduction du risque cardiovasculaire. Elle peut se faire à travers la marche, le jogging, la natation, le vélo…etc.
  • Essayer d’éviter les sources de stress, de colère ou de s’emporter, et de garder un esprit calme face à certaines situations compliquées
  • Eviter le surpoids
  • Maintenir un régime alimentaire sain et pauvre en sel

 

L’alimentation, atout incontournable.

S’il y a un élément qui pourrait jouer en la faveur d’une bonne prise en charge contre l’HTA, ce serait incontestablement un bon régime alimentaire. 

Savez-vous qu’il y a déjà une bonne quantité de sodium dans la nourriture que nous consommons quotidiennement ?

Le sel est ce qu’on appelle un « exhausteur de goût », c’est à dire un améliorateur de goût qui relève le goût des aliments, sous forme de condiment simple, il est aussi un conservateur qui limite le développement microbien. Il est largement utilisé dans l’industrie agro-alimentaire.

Dans une démarche de diminution de la quantité de sodium dans l’alimentation, il serait judicieux de faire attention à l’apport en sel dans certains aliments que l’on consomme tous les jours : charcuterie, bouillons sous forme de cubes, pain, fromages, aliments industriels, fast-food, snacks, plats surgelés… etc.

 

Ramadan, et si c’était l’occasion de changer les habitudes

Comme l’hypertension artérielle est intimement liée à l’alimentation, le jeûne est une bonne méthode de détox, permettant d’éliminer le surplus d’éléments nocifs dans l’organisme. Le Ramadan se présente comme une parfaite opportunité pour éviter les excès et se rééduquer à un rythme alimentaire sain et sans risques, en adoptant des gestes et des réflexes simples mais qui peuvent faire une grande différence et avoir un effet visible.

Parmi les « bonnes » habitudes à préférer pendant le Ramadan :

  • Eviter les aliments chargés en sel, ou les consommer avec beaucoup de modération : pain avec sel, bouillons en cubes, charcuterie, fromages, conserves, produits fumés…
  • Saler à moitié l’eau de cuisson 
  • Eviter de rajouter du sel « automatiquement »
  • Remplacer le sel par d’autres condiments : épices, fines herbes…
  • Adopter des méthodes de cuisson qui n’exigent pas l’utilisation d’une grande quantité de sel comme la cuisson à la vapeur, en papillotes… etc.
  • Consommer plus de légumes et de fruits de saison pour leur goût et leur saveur ainsi que leurs bienfaits
  • Boire beaucoup d’eau : en plus de l’effet diurétique que l’eau possède et qui aide à éliminer l’excès d’éléments hors du corps, consommer de l’eau en abondance donne une sensation de satiété ce qui éviterait le grignotage et le recours à des aliments salés

 Comme il est difficile de réduire les doses de sel du jour au lendemain, il faudrait environ 2 mois pour que l’habitude de consommer des produits salés cesse de prendre le dessus, mais en réduisant graduellement les doses, le manque de sel sera moins gênant. Essayer de faire ceci pendant un mois déjà serait un excellent début et constituerait un bon bout de chemin pour s’habituer.

Le rythme de Ramadan permettrait aussi de changer quelques habitudes liées à la manière d’être, comme le choix de marcher plus longtemps, de faire un peu d’exercice et de profiter de cette période où la spiritualité est à son comble, pour consolider son état mental à travers une meilleure maîtrise de soi, en gardant son calme et en adoptant une attitude zen. 

 

Hypertendus et traitement pendant le Ramadan

Ramadan pourrait chambouler un petit peu le rythme de la prise du traitement pour ceux qui sont déjà sous antihypertenseurs. Comme certains médicaments doivent être pris avec le petit déjeuner et d’autres pendant le dîner, cette routine pourrait se voir changer durant le mois du jeûne. Mais ceci n’affecte pas l’effet des médicaments qui doivent juste changer de timing mais sans changer d’action : ceux du petit déjeuner passent au « s’hour » et ceux du dîner doivent se prendre pendant le « Iftar». Il est aussi recommandé de mesurer sa tension artérielle régulièrement pendant le Ramadan afin de la surveiller et de pouvoir prendre les mesures adéquates en cas de quelconque changement, sachant qu’il est très normal de constater une hausse juste après le « Iftar». 

Pour plus d’informations visiter notre site web sur le lien ci-dessous :

https://www.anadolumedicalcenter.fr/